MHE – ajustements règlementaires pour les suspicions, foyers et mouvements en zone régulée

Une mise à jour de l’instruction technique sur la surveillance de la MHE en élevage et les mouvements a été publiée le 11 juin 2026 avec quelques ajustements dans le suivi des suspicions, des foyers et des mouvements. 

Rappel de la situation sanitaire et des mouvements entre zones

La situation sanitaire vis à vis de la maladie hémorragique épizootique (MHE) semble favorable : entre le 1er juin 2025 et le 1er juin 2026, 5 foyers avaient été recensés en France et aucun foyer n’est recensé depuis le 1er juin 2026. En miroir, entre le 1er juin 2024 et le 1er juin 2025, 3 906 foyers avaient été recensés.

Au titre de la réglementation européenne (Loi Santé Animale), la MHE est classée en catégories D et E avec des mesures aux échanges pour les mouvements d’animaux entre les États membres. Cette règlementation fixe une interdiction de mouvements d’animaux vers un autre État membre de l’Union Européenne, pour tous les élevages situés dans un rayon de 150 km autour d’un foyer. La France a mis en place une zone dite « régulée » de restriction de mouvements pour préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres.

Ainsi les mouvements pour sortir de la région Centre-Val de Loire en dehors de la zone régulée étaient soumis aux conditions ci-dessous. 

 

Mise à jour de ces conditions et de la zone régulée

L’instruction technique concernant la surveillance de la MHE en élevage et les mouvements vient d’être mise à jour par la DGAl. 

des changements dans les déclarations de suspicions et de foyers : Les avortements et la naissance de veaux présentant des troubles neurologiques ne peuvent pas constituer, à eux seuls, une suspicion officielle de MHE, ce qui est commun avec la gestion de la FCO.

De plus si un élevage a été déclaré foyer de MHE au cours de la période de circulation virale, il n’y aura pas de prise en charge d’une autre suspicion pendant 90 jours y compris pendant la période de non-circulation virale. A l’inverse, aucun délai de non prise en charge de suspicion n’est appliquée après un foyer détecté pendant la période de non-circulation virale si la deuxième suspicion a lieu pendant la période de circulation virale. 

des changements pour les tests en laboratoire : Un laboratoire départemental d’analyse (LDA) n’ayant jamais détecté de MHE doit faire valider ces 3 premières analyses positives par le Laboratoire Nationale de Référence (LNR-FCO/MHE) de l’Anses. Au vu de la très faible circulation de la MHE en France en 2025, tous les LDA doivent faire confirmer leurs premiers résultats positives au LNR FCO-MHE,

Pour les mouvements nationaux (et uniquement nationaux) de type comice, foire, estive, vente pour un élevage situé en zone indemne de MHE, il est possible de réaliser des mélanges de sang (jusqu’à 5 animaux max par PCR) sous réserve que le laboratoire départemental fasse cette analyse par pool. Cette disposition ne s’applique pas pour les animaux destinés aux échanges sauf accord explicite de l’Etat membre de destination.

Lors de rassemblement en ZR d’animaux issus de ZI avant départ vers un autre état membre pour une destination autre qu’abattage ou avant retour en ZI sur le territoire national, la mesure permettant de rester en ZR est la même (48h max et maintien sous désinsectisation) mais les animaux peuvent séjourner n’importe où en ZR et non plus uniquement dans des centres de rassemblement ou dans un marché.

 

Observer et protéger vos animaux 

La saison vectorielle a bien commencé depuis quelques semaines, la surveillance des animaux est essentielle pour une réaction la plus efficace.
La FCO-3, FCO-8 et dans une moindre mesure la MHE sont présentes sur notre territoire. La circulation de la FCO-1 en Espagne menace notre territoire. Moyen essentiel de prévention, la vaccination atténue l’impact de la maladie et réduit considérablement la mortalité.
Obtenir une immunité collective suffisante permet de protéger l’ensemble du troupeau. Pour rappel, s’agissant d’une infection virale, il n’y a pas de traitement spécifique, seulement une thérapie de soutien. La vaccination joue donc un rôle majeur dans la protection sanitaire des animaux. En cas d’infection naturelle après la mise en place de l’immunité vaccinale, la protection de l’animal en sera renforcée.

Des fiches techniques sont disponibles pour

 

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter votre GDS.

Source : DGAL, GDS France