La peste des petits ruminants (PPR) et la clavelée sont deux maladies réglementées qui touchent les éleveurs ovins et caprins. On observe une résurgence de ces maladies dans l’Est de l’Europe. Il est donc important de bien les connaître et de s’en prémunir en mettant en place les mesures de biosécurité nécessaires pour éviter leur introduction en France.
Peste des petits ruminants
La PPR est un virus qui affecte les caprins, les ovins et des animaux sauvages de la même famille que les petits ruminants domestiques, ainsi que les camélidés. Elle se caractérise par des taux de morbidité et de mortalité élevés notamment chez les jeunes animaux. Elle dispose d’une forme inapparente avec des animaux asymptomatiques ce qui rend son suivi assez difficile.
Les animaux symptomatiques peuvent présenter de la fièvre, des larmoiements, du jetage, des diarrhées profuses, de la toux, des lésion nécrotiques sur la muqueuse buccale. Il n’y a pas de traitement contre cette maladie et l’issue est souvent la mort pour les animaux qui présentent des symptômes.
Cette maladie n’est pas transmissible à l’Homme. Sa transmission se fait par contacts directs ou par aérosols, indirects par le matériel, l’eau les litières contaminées. L’excrétion de la maladie a lieu avant l’apparition des premiers signes cliniques et 2 mois après la guérison d’un animal. Les animaux asymptomatiques peuvent aussi excréter la maladie.
Cette maladie circule en Europe, en Albanie, Croatie et au Kosovo. Depuis le 01/07/2025, 9 foyers ont été détectés. La dernière détection a eu lieu en Croatie le 13/01/2026.
Sources : Plateforme ESA, GDS France
Clavelée
La Clavelée est un virus qui affecte les caprins, les ovins et des petits ruminants sauvages. Elle se caractérise aussi par des taux de morbidité et de mortalité élevés notamment chez les jeunes animaux (80% pour des agneaux en zone indemne).
Les signes cliniques de la maladie sont de la fièvre, de l’abattement, du jetage et des larmoiement, de la conjonctivite et photophobie. Des lésions cutanées apparaissent sur les zones glabres et la face de l’animal ainsi que des ganglions devant l’épaule. D’autres troubles peuvent survenir également : troubles respiratoires, digestifs, avortements, surinfections.
Cette maladie n’est pas transmissible à l’Homme. Sa transmission se fait par contacts directs ou par aérosols, par le transport d’animaux ou par des contacts indirects : litière contaminée, matériel, poussière ou insecte. C’est un virus très résistant dans l’environnement et peut y rester des mois voir plusieurs années.
La maladie circule activement dans les Balkans. Depuis le 01/07/2025, 1 791 foyers ont été détectés, principalement en Grèce (1 580). Le dernier foyer détecté en date l’a été dans ce pays le 03/03/2026.
Sources : Plateforme ESA, GDS France
Se prémunir de ses maladies en appliquant des mesures de biosécurité
Pour se prémunir de l’introduction de ces maladies, plusieurs mesures peuvent être mises en place :
- Les animaux destinés à l’abattage en France en provenance des pays concernés par l’une des maladies, doivent provenir d’une zone indemne au sein de ce pays, être couverts par un certificat sanitaire officiel établi par les autorités sanitaires du pays d’origine, et devront être transportés sans rupture de charge jusqu’à l’abattoir de destination désigné dans le certificat sanitaire, pour y être abattus dans les meilleurs délais.
- Une attention accrue au nettoyage et à la désinfection des moyens de transport est demandée dès le déchargement en France pour le transport de vif, et avant leur départ pour les véhicules de transport de bétail qui reviennent à vide depuis un pays infecté, quelle que soit l’espèce animale transportée.
- Les mesures habituelles de biosécurité sont à assurer, y compris pour le personnel même le personnel temporaire.
- En cas de signes évocateurs d’une de ces maladies, les éleveurs doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire qui en informera sa DDPP.
- Les DDPP pourraient être amenées à réaliser des contrôles à l’introduction sur des animaux à destination de l’élevage pourront être menés en fonction d’une analyse de risque.
Pour toute question ou si vous avez besoin d’accompagnement, contactez votre GDS Départemental.

Crédit photo GDS46

