La clavelée est une maladie qui touche les Ovins. On a observé une résurgence de cette maladie en Europe de l’Est et particulièrement en Grèce où la situation est active avec une incidence élevée. Il est donc important de bien les connaître et de s’en prémunir en mettant en place les mesures de biosécurité nécessaires pour éviter leur introduction en France. Des mesures de prévention renforcées seront mises en place du 28 avril au 28 mai 2026.
Clavelée
La Clavelée est un virus qui affecte les caprins, les ovins et des petits ruminants sauvages. Elle se caractérise aussi par des taux de morbidité et de mortalité élevés notamment chez les jeunes animaux (80% pour des agneaux en zone indemne).
Les signes cliniques de la maladie sont de la fièvre, de l’abattement, du jetage et des larmoiement, de la conjonctivite et photophobie. Des lésions cutanées apparaissent sur les zones glabres et la face de l’animal ainsi que des ganglions devant l’épaule. D’autres troubles peuvent survenir également : troubles respiratoires, digestifs, avortements, surinfections.
Cette maladie n’est pas transmissible à l’Homme. Sa transmission se fait par contacts directs ou par aérosols, par le transport d’animaux ou par des contacts indirects : litière contaminée, matériel, poussière ou insecte. C’est un virus très résistant dans l’environnement et peut y rester des mois voir plusieurs années.
La maladie circule activement dans les Balkans. Depuis le 01/07/2025, 1 814 foyers ont été détectés, principalement en Grèce (1 602). Le dernier foyer détecté en date l’a été dans ce pays le 07/04/2026.
Cette maladie est classée ADE dans le cadre de la LSA c’est à dire qu’elle est :
- normalement absente de l’Union européenne et soumise à éradication immédiate ;
- soumise à restriction de mouvements entre Etats membres de l’union Européenne ;
- soumise à surveillance ;
Des mesures de restrictions de mouvements sont mises en place à partir et vers les pays touchés qu’il convient de respecter afin de ne pas propager cette maladie qui est très persistante dans l’environnement.
Sources : Plateforme ESA, GDS France,
Un suivi des mouvements des ovins renforcé du 28 avril au 28 mai 2026
Au regard de cette situation et pour avoir un suivi plus fin des mouvements d’animaux lors des périodes de fêtes de l’Aïd, un arrêté ministériel a été pris pour renforcer les dispositions de notifications de mouvements des ovins.
Le délais de notification des mouvements passe de 7 jours à 48h pour la période allant du 28 avril au 28 mai 2026 pour :
- les mouvements d’un animal ou d’un lot d’animaux entrant et sortants d’une exploitation d’élevages. Ils sont notifiés par l’exploitant.
- les mouvements d’un animal ou d’un lot d’animaux entrant et sortants d’un centre de rassemblement ou d’un marché. Il sont notifiés par le responsable de la structure.
- les mouvements d’entrée d’un animal ou d’un lot d’animaux dans un abattoir. Ils sont notifiés par le responsable de l’abattoir.
- le ramassage d’un animal mort ou d’un lot d’animaux morts par l’équarrisseur. Ils sont notifiés par l’équarisseur.
Source : Legifrance
Se prémunir de ses maladies en appliquant des mesures de biosécurité
Pour se prémunir de l’introduction de ces maladies, plusieurs mesures peuvent être mises en place :
- Les animaux destinés à l’abattage en France en provenance des pays concernés par l’une des maladies, doivent provenir d’une zone indemne au sein de ce pays, être couverts par un certificat sanitaire officiel établi par les autorités sanitaires du pays d’origine, et devront être transportés sans rupture de charge jusqu’à l’abattoir de destination désigné dans le certificat sanitaire, pour y être abattus dans les meilleurs délais.
- Une attention accrue au nettoyage et à la désinfection des moyens de transport est demandée dès le déchargement en France pour le transport de vif, et avant leur départ pour les véhicules de transport de bétail qui reviennent à vide depuis un pays infecté, quelle que soit l’espèce animale transportée.
- Les mesures habituelles de biosécurité sont à assurer, y compris pour le personnel même le personnel temporaire.
- En cas de signes évocateurs d’une de ces maladies, les éleveurs doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire qui en informera sa DDPP.
- Les DDPP pourraient être amenées à réaliser des contrôles à l’introduction sur des animaux à destination de l’élevage pourront être menés en fonction d’une analyse de risque.
Une fiche dédiée à la maladie a également été mise à jour et est disponible en cliquant ici.
Pour toute question ou si vous avez besoin d’accompagnement, contactez votre GDS Départemental.



