Virus Shamonda-Europe : situation au 24/08/2026

La situation du virus Shamonda-Europe, identifié depuis mi-juillet dans l’Est de la France et dans les pays frontaliers est évolutive et sa progression est rapide. Les investigations se poursuivent (impacts, origine) et sa progression est surveillée.

Situation épidémiologique en Europe

La situation demeure évolutive et la circulation du virus s’étend désormais à un territoire plus large qu’à l’origine.  À ce jour, les départements concernés sont l’Ain, les Ardennes, le Calvados, le Cantal, la Côte d’Or, le Doubs, le Jura, la Haute-Loire, la Loire, la Manche, le Puy-de-Dôme, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Savoie, la Haute-Savoie.

En France, les cas confirmés ne concernent que les bovins, toutes les suspicions sur les petits ruminants ont été infirmées.

Au niveau des pays européens, l’observation est la même. En Allemagne de nouvelles régions sont atteintes (Rhénanie-Palatinat et Hesse). Aux Pays-Bas, cette même tendance d’extension géographique s’observe. La zone s’étend jusqu’en Frise et dans le Limbourg. En Belgique (Wallonie), le virus est présent chez des bovins et certains ovins asymptomatiques. La Suisse continue de déclarer des cas.

Plusieurs virus du sérogroupe Simbu sont déjà connus en Europe et dans le monde, notamment les virus de Schmallenberg, Shamonda et Akabane.

À ce jour, comme pour tous les autres virus du groupe Simbu, le virus Shamonda n’est pas transmissible à l’homme. Cette infection n’est pas réglementée au niveau international par l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA). Elle n’est soumise à aucune mesure officielle de surveillance et de lutte.

Signes cliniques et recommandations

Les symptômes observés sont relativement homogènes d’un élevage à l’autre. Les animaux atteints peuvent présenter un épisode fébrile de courte durée. Ces signes cliniques discrets sont dans la majorité des cas transitoires. Par ailleurs, comme pour d’autres orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, une infection survenant pendant la période de gestation pourrait entraîner des avortements (précoces ou tardifs) et de graves malformations fœtales comme pour la maladie de Schmallenberg.

Les principaux symptômes sont :

    • Diarrhée aiguë
    • Abattement et/ou diminution de la rumination
    • Fièvre (non systématique, généralement de courte durée)
    • Baisse de production (temporaire mais pouvant atteindre 50%)
    • Baisse d’activité générale

Le cas se confirme après la réception des résultats positifs, suite à une RT-PCR réalisée sur un animal ou sur un avorton.

Ce virus se transmet principalement par de petits insectes piqueurs du genre Culicoïdes (mêmes vecteurs que pour la FCO et la MHE).

Il n’existe aucune preuve de transmission directe significative d’animal à animal, à l’exception de la transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation. Surveillez les femelles gestantes et les naissances dans les mois à venir.

Il n’existe également aucun de vaccin contre ce virus.

Une fiche technique sur ce virus, réalisée par GDS France et la SNGTV est disponible ici.

 

Protéger son troupeau des culicoïdes

Les mesures de lutte les plus efficaces reposent sur la protection des troupeaux contre les moucherons et les moustiques afin de réduire le risque d’infection. Il n’existe pas de traitement (virucide) permettant d’éliminer le virus chez l’animal. 

Pour cela il est recommandé de :

    • Adapter, dans la mesure du possible, les horaires de sortie des animaux en les rentrant en bâtiments fermés une heure avant le coucher du soleil jusqu’à une heure après le lever du soleil​
    • Maintenir une litière propre et sèche
    • Nettoyer régulièrement les zones de la stabulation où les matières organiques pourraient se déposer ​
    • Stocker le fumier et les fourrages dans un bâtiment fermé et/ou à l’écart des animaux
    • Ramasser régulièrement la nourriture renversée ou non consommée, en particulier le fourrage humide​

Malgré tout, cela n’apporte pas de protection totale.

Une fiche sur la gestion des culicoïdes rédigée par GDS France est également disponible ici.

 

En cas de symptômes aiguës il est recommandé de contacter votre vétérinaire sanitaire afin d’apporter les soins nécessaires.

 

 

Sources : GDS France, SNGTV