Pour aider les acteurs du terrain à mieux comprendre cette maladie et les dispositifs associés, GDS France met à disposition trois fiches réflexes complémentaires, chacune centrée sur une étape clef : les enjeux et la stratégie de lutte, la gestion des suspicions avec la mise en place d’une APMS, et les situations d’infection avec les démarches d’assainissement.
Ces travaux sont d’autant plus importants face aux enjeux d’un seuil critique de foyers en France à ne pas dépasser pour garder le statut indemne du pays dans les échanges commerciaux.
Une maladie ancienne, toujours d’actualité
La tuberculose bovine est une maladie réglementée connue de longue date, mais qui reste aujourd’hui encore présente sur le territoire. Souvent discrète en élevage, elle peut passer inaperçue pendant longtemps. Pourtant, ses conséquences sont loin d’être anodines : pertes économiques pour les éleveurs, risque zoonotique et enjeux collectifs majeurs pour l’ensemble de la filière.
Face aux nombreuses questions et incompréhensions que cette maladie peut susciter, GDS France met à disposition des outils pratiques et pédagogiques pour accompagner les éleveurs et les acteurs de la santé animale.
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Impacts de la perte du statut indemne
Dans les élevages, le taux d’incidence annuel permet actuellement à la France d’avoir le statut « indemne » de tuberculose bovine. Les pays qui ont réussi à faire disparaitre la maladie ou qui comptent moins de 0,1 % de leurs élevages bovins infectés sont en effet considérés comme indemnes selon les critères internationaux.
Malgré ce statut officiellement indemne de la France, la maladie a persisté ou ré-émergé dans plusieurs zones (Côte-d’Or, Sud-Ouest, Camargue, Corse, Ardennes, Normandie) jusqu’à compromettre le maintien du statut de pays indemne de tuberculose.
La perte du statut aurait pour conséquence une régionalisation du territoire : la vingtaine de départements où circule la maladie seraient considérés comme non indemnes, les autres comme indemnes. Les conséquences économiques pour les élevages situés dans les zones non indemnes, mais également pour les industries alimentaires produisant des denrées à partir de la viande et du lait en provenance de ces zones, seraient très importantes. En particulier il deviendrait très difficile de continuer à vendre au sein de l’Union européenne des produits au lait cru fabriqués à partir de lait produit dans des élevages des départements infectés.
Il est donc essentiel que tous les acteurs concernés, à savoir les éleveurs, les vétérinaires sanitaires et les services de l’État, poursuivent leur mobilisation et travaillent ensemble pour réussir à éliminer la maladie dans toutes les régions infectées. Et dans les zones autour dont Centre-Val de Loire, il est essentiel de réaliser des achats ou des rassemblements avec des garanties solides.
Rappels sur la maladieLa tuberculose bovine (TUB) est une maladie infectieuse transmissible à l’homme (zoonose), dont l’agent principal est la bactérie Mycobacterium bovis. Les bovins sont le réservoir de la maladie qui peut secondairement toucher diverses espèces de mammifères domestiques ou sauvages. La TUB est inscrite sur la liste des maladies infectieuses suivies par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), et l’absence de cette maladie est exigée dans les certificats à l’export de la plupart des pays pour les produits carnés et les produits laitiers. Face à cet enjeu de santé publique, l’Union européenne a classé la tuberculose bovine comme maladie à éradication obligatoire dans tous les États membres. Ce classement implique que tous les pays doivent organiser une surveillance et une lutte contre la tuberculose pour la faire disparaitre. Cela passe par une surveillance du territoire et une qualification sanitaire des cheptels bovins.
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Pour toute question, n’hésitez pas à contacter votre GDS.
Source : GDS France , DGAL


Trois fiches réflexes pour répondre aux questions essentielles
