La France continentale a été de nouveau reconnue indemne de FCO-4. Un arrêté a été pris en ce sens. Il est disponible ici. Ce nouveau statut allège les obligations à l’export mais la France continentale reste réglementée pour la FCO-3 et FCO-8.
Depuis le 1er juin, la France continentale a été de nouveau reconnue indemne de FCO-4 car aucun foyer de la maladie n’a été détecté depuis 2018. Seule la Corse reste non indemne de la FCO sérotype 4, FCO-3 et FCO-8. La France continentale est non indemne de FCO-3 et FCO-8.
Obligations pour l’export à date
La reconnaissance de ce statut indemne va alléger les obligations pour l’export vers les pays qui avaient des exigences vis à vis de la FCO-4.
A la date du 09/06/2026, les exigences de mouvements vers les principaux débouchés de la France vis-à-vis de la FCO sont les suivantes :
| FCO-3 | FCO-8 | |
| Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas | Aucune | Vaccination ou désinsectisation et PCR négative |
| Portugal (hors Madères et Acores) | Aucune | Pour les régions indemnes de FCO-8 : Vaccination ou désinsectisation + PCR négative |
| Italie, Espagne, Suisse | Aucune | Aucune |
Peu d’impacts de la recatégorisation de la FCO en DE
La FCO était initialement une maladie catégorisée CDE dans la loi de santé animale. Elle est recatégorisée en DE (comme la MHE).
La partie C (maladie soumise à contrôle volontaire des Etats membres et donc à éradication volontaire) n’était pas appliquée en France puisqu’elle était difficilement applicable à tous les sérotypes de FCO. Ce changement n’a donc pas d’impact sur la gestion de la maladie.
Au-delà de la suppression de la partie C, comme indiqué précédemment, deux évolutions ont été actées par l’Europe :
– l’arrêt de la surveillance annuelle programmée (prélèvements de 180 animaux par an et par département qui concernait 15 à 20 éleveurs volontaires). Concrètement, l’arrêt de cette surveillance n’a pas d’impact sur la gestion de la FCO. En effet, c’est la surveillance événementielle (présence de signes cliniques évocateurs de FCO) qui est la plus adaptée pour surveiller l’émergence éventuelle de nouveaux sérotypes exotiques ;
– le rallongement de la durée de permanence (passage de 30 jours à 60 jours) au sein d’une zone indemne, permettant à un animal issu d’une zone réglementée pour la FCO d’obtenir le statut de cette zone indemne.
Ainsi dans les faits, la recatégorisation de la FCO en DE n’engendre pas de modification pour les éleveurs français par rapport à ce qui était appliqué précédemment. Les autres mesures continuent ainsi à s’appliquer.
Ouverture du stock de vaccin FCO-1 à l’ensemble de la France
813 191 doses de vaccins contre la FCO-1 sont mises à disposition gratuitement des éleveurs ovins, bovins et caprins jusqu’au 31 décembre 2026 pour l’ensemble des départements français. Les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur et l’Etat ne prend donc plus en charge les frais de prescription des vaccins.


Sommet Elevage
