En 2026, le nombre de foyers de Fièvre de West Nile montre une circulation intense du virus ainsi qu’une meilleure déclaration des foyers.
Le virus de West Nile, qui infecte principalement les oiseaux, est présent historiquement dans le pourtour méditerranéen. C’est une zoonose est présente dans 15 pays d’Europe. 161 zones sont touchées par le virus dans ces pays.
Situation française
En France en 2026, la circulation est particulièrement importante et l’aire de répartition de la maladie s’est étendue à d’autres territoires tels que l’Ariège, la Drôme, l’Ille-et-Vilaine, le Haut-Rhin,….
A la date du 18/09/2026, il a été détecté en France 5 foyers dans l’avifaune sauvage ou la faune avicole captive, 101 foyers chez des équidés et 53 foyers humains dont un situé en région Centre – Val de Loire dans le Loiret. Le virus a commencé à circuler de manière précoce, en France, dès août 2026 et manière plus intense que les années précédentes. Cela s’explique par les températures plus élevées qui ont pu étendre la période d’activité des moustiques. Le suivi de la maladie a également été un facteur d’augmentation de la détection car un travail a été fait pour sensibiliser les acteurs (vétérinaires et éleveurs) par l’ANSES en lien avec les DDPP et le Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE).
Le Virus de West Nile, qu’est ce que c’est ?
Le virus de West Nile provoque une maladie virale qui se transmet par la piqûre de moustiques du genre Culex. Il a une activité saisonnière lors de la période d’activité des moustiques (historiquement du 1er mai au 30 novembre). Il se maintient dans par un cycle entre le vecteur et les oiseaux mais peut être transmis à l’homme et aux équins. Les hommes et les équins ne peuvent par contre pas transmettre la maladie.
Chez les oiseaux, l’infection est majoritairement asymptomatique, même si certains individus peuvent être atteints de troubles neurologiques. Chez les équins, après une période d’incubation de 3 à 15 jours, certains individus (moins de 10% des animaux infectés) peuvent déclarer des symptômes nerveux ainsi qu’une ataraxie ou une faiblesse générale. Parmi ces animaux touchés , le taux de létalité peut atteindre 20 %.
C’est une maladie réglementée classée « E » c’est à dire qu’il y a obligation de déclaration et surveillance pour les équidés et l’avifaune.
Sources : ANSES, Plateforme ESA, GDS France, RESPE

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P DRACON
