Les insectes vecteurs (tiques, mouches, taons, culicoïdes) sont de nouveau actifs et en nombre croissant. Dans la prévention des maladies qu’ils peuvent transmettre, il est essentiel de protéger son troupeau lorsque c’est encore possible et de continuer à observer les comportements individuels.
Alors que les insectes deviennent actifs, la circulation peut recommencer pour les maladies dont ils peuvent être vecteurs, la FCO 3 et 8, la MHE, les maladies à tique…
Renforcer l’immunité de son troupeau
Pour limiter les impacts des maladies vectorielles, la première des mesures est d’avoir une conduite d’élevage qui permette de renforcer au mieux l’immunité du troupeau. Ainsi avoir des animaux disposant d’une alimentation adaptée et équilibrée en vitamines et minéraux peut limiter l’effet d’un passage vectoriel chez ces animaux. Il est également important d’avoir une bonne gestion du parasitisme et de toutes les maladies pouvant affaiblir les défenses immunitaires des individus et du troupeau.
Pour les situations où cela est possible, la vaccination permet de limiter le risque de ces maladies. En effet, certains vecteurs, comme les culicoïdes, sont extrêmement nombreux dans l’environnement et une vaccination restera le moyen le plus efficace de gestion. Les GDS de Provence Alpes Côte d’Azur ont réalisé des études montant que même dans les zones fortement impactées par la FCO-8, il y a peu d’animaux séropositifs, donc immunisés contre la maladie. Les enquêtes menées dans les départements de l’Indre et du Loir-et-Cher montrent que le taux de vaccination en région Centre-Val-de-Loire contre la FCO-8 et la FCO-3 sont faibles, il est toujours temps de vacciner les animaux pour les protéger d’un passage de FCO. Contactez votre vétérinaire sanitaire pour mette en place un protocole de vaccination adapté à votre situation.
La surveillance des animaux matin et soir ainsi que la surveillance d’une éventuelle apparition de signes cliniques est importante. Plus vite, une maladie est identifiée, plus vite il sera possible de prendre contact avec son vétérinaire sanitaire pour soigner les animaux et en atténuer les effets sur votre troupeau.
Contrôler ses introductions
Même si les insectes sont vecteurs des maladies vectorielles, les passages de FCO, MHE et DNC nous ont prouvé que les vecteurs ne sont pas responsables de toutes les contaminations. Ainsi, il est important, pour ne pas exposer son troupeau, de connaître les statuts des animaux introduits afin de ne pas introduire un animal contaminé. En effet, introduire des animaux contaminés favorise la dissémination des maladies sur le territoire, la rapidité de leur expansion et aura des conséquences sanitaires sur votre troupeau.
Vous pouvez solliciter votre GDS départemental pour vous conseiller afin d’identifier avec eux les actions pertinentes à mettre en œuvre avant d’introduire des animaux et les différents protocoles d’analyses à mettre en place sur les animaux introduits.
Nous vous conseillons également de réaliser une quarantaine à l’introduction d’un animal afin de vous permettre d’identifier un problème sanitaire avant la mise en contact de l’animal introduit avec le reste du troupeau.
Limiter le contact avec les insectes vecteurs
Des mesures de gestion des insectes vecteurs peuvent également être appliquées afin d’éviter leur prolifération. Cela pourra ainsi limiter le développement d’une maladie et son risque de transmission.
Les insectes se développant pour la plupart dans des zones humides et riches en matière organique, pour les animaux en bâtiment, il convient de :
- Maintenir une litière propre et sèche avec un curage régulier ;
- Nettoyer les allées et les principaux endroits de rassemblement des animaux au moins une fois par jour ;
- Nettoyer régulièrement les recoins dans la stabulation où des matières organiques pourraient se déposer ;
- Stocker le fumier et les fourrages dans un bâtiment fermé à l’écart des animaux ;
- Ramasser régulièrement (au sol et dans les mangeoires) la nourriture renversée ou non consommée, en particulier le fourrage humide.
Au pâturage, il est possible d’adapter, dans la mesure du possible, les horaires de sortie des animaux en les rentrant dans des bâtiments fermés une heure avant le coucher du soleil jusqu’à une heure après le lever du soleil (moments de la journée durant lesquels les moucherons sont les plus actifs). Il est également conseillé d’éviter de faire pâturer les animaux dans des zones humides ou à proximité de haies qui favorisent la présence de tiques.
Il faut également éviter certaines pratiques, telles que :
- Les traitements généralisés des bâtiments ;
- Les traitements généralisés et systématiques des animaux, car cette pratique peut favoriser les résistances aux insecticides ;
- La pulvérisation d’insecticides dans l’environnement à proximité de ruches.
GDS France publie des fiches biosécurité
GDS France met à disposition sur son site internet différentes fiches sur la biosécurité en élevage afin de vous accompagner dans la protection de vos troupeaux.
Elles sont disponibles en cliquant sur ce lien.
Sources : GDS France


Sommet Elevage
